On se rappelle qu’il y a une dizaine d’années, Raphàailes écumait, avec Joseph Martin et leur duo dadaïste expérimental Insomnium, les salons et les granges de la région avec une présence scénique et des atmosphères oniriques remarquées. On se rappelle également que Raphàailes faisait partie, il y a une décennie, du mythique boys-band yverdonnois 4U, qui nous a tous enseigné le sens de « la chanson qui vient du cœur » (à prononcer avec l’accent anglais). 10 ans après, Raphàailes revient. Il a beaucoup changé et, d’un autre côté, il reste le même : une présence scénique forte et fragile pour des chansons à texte, résolument. S’il est un mot qui décrit Raphàailes avec justesse, c’est bien « intensité ». Il compose depuis quelques années maintenant des chansons qui oscillent entre hauteurs et profondeurs. Les atmosphères qu’on y retrouve sont tantôt sombres, tantôt lumineuses, l’énergie qui les porte toujours pure. Certaines de ses chansons appellent au rire, d’autres à la mélancolie. Entre ces deux émotions, son cœur balance et c’est avec intensité, précisément, que Raphàailes les explore, dans un style qui, chaque fois, paraît improvisé et qui, de fait, l’est toujours en partie. Au programme de son spectacle donc, onirisme, ironie et authenticité. A déguster sans modération.
Le concert
Raphàailes, concert solo piano+voix :
A mi-chemin entre humour et émotion, Raphàailes cherche, encore et toujours... Depuis plusieurs années maintenant, il écrit, compose et interprète des chansons dont l’énergie rappellent à certains celle de Ferré, à d’autres celle de Noir Désir, à certains autres encore celle de Pascal Auberson. Raphàailes a passé ces dernières saisons à cultiver son jardin. Il vous propose ce soir de goûter à quelques-uns des fruits dont ce dernier a accouché. « Raphàailes : pour conjurer l’angoisse, la force de l’instant. » (Anne Lambercy)
Raphàailes propose un concert regroupant les compositions qui peuplent l’univers de ses trois dernières années. Ces chansons ont été enregistrées sur deux disques démo de 12 et 13 chansons chacun : en 2007, « L’Enfant En Nous » et en 2008, « Le Ventre De Dieu, Les Forêts Et Les Mains Qui Tremblent ». Quelques compositions récentes viennent s’ajouter à une playlist qui se veut intense et jouasse.